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Take me down to paradise !!
Dans un fauteuil de cinéma à Calcutta !
Slumdog Millionnaire vu d’un confortable fauteuil d’un Gaumont parisien m’avait enchantée ; alors c’est bien cela l’Inde, colorée et odorante, vivante et révoltante.
Quel bon moment passé à voyager ; à vibrer d’enthousiasme, de craintes et de soulagements ; que d’images, que de vie, que de mort.
Du sur-mesure pour les occidentaux que nous sommes : une saga un brin romanesque, avec pour toile de fond le portrait réaliste de l’itinéraire d’un jeune indien des bidonvilles.
Slumdog Millionnaire revu quelques semaines plus tard d’un cinéma populaire de Calcutta bouleverse.
Bouleverse plus intimement, et enchante tout autant que la première fois, pour des raisons différentes.
Les bidonvilles de Calcutta et de Bombay – aujourd’hui Kolkata et Mumbai – présentent les mêmes visages. Misère, maltraitance et mutilation des enfants, corruption, prostitution, torture.
Nulle mise en scène dans les images tournées par Danny Boyle, ni dans celles qui font pleurer, ni dans celles qui font rire.
Au-delà du cinéma, le cinéma dans le cinéma : en Inde, le prix de la place varie en fonction du rang. « Heureux les derniers, ils seront les premiers », la pauvreté commence debout et collée à l’écran, pendant que la richesse – toute relative –, se pavasse assise dans le fond.
Pauvres ou riches, c’est toute une même assemblée qui semble avoir pénétré l’écran tant le spectacle qu’elle offre est amusant : ça piaille, ça murmure, ça hurle, ça gueule, ça pleure, ça crache, ça soupire, au moindre déroulé du film.
D’impatience, d’inquiétude, de joie, de révolte, de compassion, de dégoût, de tristesse.
…Jamal reçoit une nouvelle décharge électrique dans le pied, c’est toute l’assemblée qui lève du poing en vociférant.
…Jamal pleure Latika, les nez reniflent et les mouchoirs s’agitent.
…Jamal répond justement à la question à 15000 roupies, les bras se lèvent, les applaudissements fusent.
…Jamal est chassé de l’hôtel par son frère, ce dernier est puni, au travers de l’écran, d’un torrent de postillons.
…Jamal retrouve Latika et lui offre un baiser sur le quai de la gare, ça se congratule et ça s’étreint dans la salle.
Vu d’ici, le régal est sans commune mesure. Les indiens sont aussi des comédiens.
The Endless Summer
Sorti en 1966, ce film culte sur le Surf n’a jamais vraiment disparu des mémoires ni même des écrans d’ailleurs. Je n’ai donc pas la prétention de le remettre au goût du jour mais plutôt le plaisir de le présenter à ceux qui ne le connaitrait pas encore. Il est probablement le premier et le plus influent des films du genre.
Bruce Brown va suivre 2 jeunes surfeurs californiens, Mike Hynson et Robert August, dans un voyage peu banal. Ils ont décidé de suivre l’été autour du monde pour ne pas cesser de surfer. Ce périple va les emmener sur les plus beaux spots d’Afrique, d’Australie, de Nouvelle Zeland, de Tahiti et d’Hawaii. En quête des plus belles vagues dans ces coins retranchés, ils vont initier les locaux qui croiseront leur route. D’autres grands surfeurs du moment comme Miki Dora, Phil Edwards et Butch Van Artsdalen, apparaissent aussi dans ce film.
A cette époque les planches sont longues et le surf est encore une glisse épurée, appliquée et apaisée. On y retrouve la genèse du longboard, un sport philosophique plus qu’un sport athlétique. Au fil des années les planches se raccourcissent, leur maniabilité s’accroit, les mouvements deviennent plus radicaux et le surfer n’a plus besoin de se déplacer sur sa planche pour l’amener à tourner où à accelerer – le shortboard est né.
The Endless Summer nous montre avec bonheur et tranquilité le balai des longboarders dansant sur ces planches de 9, 10 voire 11 pieds…
Pendant que l’Inde nous tient
Puisque nous sommes en Inde depuis le dernier post, j’en profite pour poster un film en 2 parties sur le sujet. Faute de temps, je choisi la facilité, j’en conviens, mais 2009 démarre sur les chapeaux de roues pour moi. A partir de la fin du mois, l’éditorial devrait reprendre une place plus importante.
Je vous laisse découvrir une Inde parcourue en 2006 avec mon camarade de voyage, Mr Jules. Nous ne sommes plus en plaine mais entre Delhi et Leh, capitale du Ladakh. En d’autres termes, vous êtes dans les montagnes du Cachemire en plein cœur de l’Himalaya.
Pour ceux qui connaissent, vous retrouverez l’excellent « Dub Side Of The Moon » en musique d’intro.
Il est où le petit train ?
Quand mon cousin Vince (A.K.A HollyFish) m’a parlé d’une ancienne voie ferrée faisant le tour de la capitale parisienne, je dois avouer que j’étais assez surpris. Ni une ni deux, on s’est rapidement organisé une petite expédition sur ce que l’on nomme l’ancienne petite ceinture parisienne.




